Les origines du piercing oreille

Les indiens d’Amazonie pratiquaient des modifications corporelles en guise de décoration rituelle. Aux vives peintures du corps, rouge des graines de roucou, noir du suc de génipa, bleu provenant de certaines coquilles d’oeuf, se superposent des pendants d’oreilles façonnés dans tout ce qu’offrent la forêt dense et ses fleuves: dents d’animaux, nacre des coquillages, plumes d’aras, quartz, bois et brindilles végétales, fleurs et autres tiges de bambou. 

Le piercing oreille ainsi que les autres marques et peintures corporelles permettaient aux indigènes de se distinguer les uns des autres. Leurs décorations traduisent la hiérarchie de leur société, stratifiée en clans, familles et classe d’âge, et attribuent une identité à l’individu au sein du groupe.

Ces perforations interviennent à des moments très précis, marquant les étapes importantes de la naissance à la puberté. Elles sont associées à des cérémonies rituelles et correspondent parfois au moment où l’enfant se voit attribuer un nom, une identité. Les Kayapos percent les oreilles des bébés quelques jours après leur naissance, il en est de même pour les garçons et fillettes Yanoramis. Pour les Xanates, le piercing oreille marque symboliquement l’étape de la puberté. Au terme d’une période d’isolement et de mise à l’épreuve, les initiés se font trouer les oreilles et reçoivent l’étui pénien, lors d’une cérémonie qui ritualise l’accession à l’âge adulte. 

Au Kenya, chez les Massaïs, les longues oreillettes de perles indiquent qu’une femme est mariée. 

Avant de devenir une pratique courante le piercing oreille était beaucoup pratiqué par des classes marginales dont, au 18 ème siècle, les marins qui se perçaient l’oreille et avaient pour coutume de se parer l’oreille d’un anneau supplémentaire à chaque passage de l’équateur.

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