Les origines du piercing nez

Le piercing nez provient initialement des Papous, tribu de Nouvelle-Guinée. Le casoar, mais aussi l’oiseau du paradis, le cochon, et le crocodile, peuplent la mythologie des Papous. Les indigènes de la Nouvelle-Guinée se parent de leurs attributs: plumes, os, défenses, poils, masques à leur ressemblance, à l’occasion de nombreuses cérémonies marquant la ritualisation de la guerre ou la conclusion de la paix, les échanges entre tribus, certains rites initiatiques et le culte des ancêtres, des rassemblements pour la chasse ou la guérison. Si les indigènes des hautes terres de la Papouasie, dans la partie est de l’île, font preuve d’un raffinement particulier, partout ailleurs les décorations corporelles, animales ou végétales, rivalisent d’inventivité et de flamboyance.

Le nez est le lieu privilégié de tels ornements. Le septum nasal est perforé pour accueillir des plumes, bigarrées ou sombres, d’oiseau de paradis, de perroquet et de casoar, coquillages et disques de nacre, défenses de sanglier, dents de chiens, feuilles de fougères, tiges de bambou ou touffes d’herbes. Sur l’arête du nez, l’épiderme est transpercé pour y fixer des têtes d’oryctes, ces scarabées bruns, sur les ailes du nez s’accrochent également des plumes d’oiseaux et des os de phalang.

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